Après un été assez prolifique, nous décidons avec Vincent d'aller faire un tour aux aiguilles du diable. Cette belle course consiste à monter au mont blanc du Tacul en passant traversant et grimpant cinq aiguilles qui culminent chacune à plus de 4000 m.
Cet été, les glaciers sont particulièrement bien bouchés et les risques lors des approches sont bien moins importants que certains étés. Après une montée avec les bennes de l'aiguille du midi, nous traversons la vallée blanche pour rejoindre le refuge Torino. La météo est stable, et la neige qui a platré les sommets la veille rend les paysages magnifiques. Nous avons le temps d'observer l'arête qui nous attends demain et nous sommes assez impatients.
| On suit la trace entre les crevasses bien bouchées du glacier. Au dos l'objectif de demain |
Au refuge, lorsque nous annonçons notre objectif au gardien, celui ci fait une drôle de tête, nous montre une photo prise la veille par une cordée qui a renoncé à cause de la neige. Nous gardons le moral et maintenons notre objectif.
Nous filons dans la salle hors sac pour préparer un repas pas terrible à base de purée de pâtes (c'est ce qui se passe quand il n'y a pas assez d'eau dans la casserole qui est trop petite).
Après une courte nuit, nous partons en direction de notre objectif. Cette nuit il n'y a pas de lune, et nous nous engageons dans le mauvais couloir pour l'attaque. Nous perdons pas mal de temps en tirant des longueurs et en ajoutant quelques centaines de mètres de traversée.
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| Passage sympa dans le trou avant un nouveau rappel |
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| Regard en arrière sur notre cheminement |
Nous enchaînons les manips où nous mettons et enlevons les crampons suivant que les passages sont en neige ou en rocher. Nous ne sommes pas en avance et décidons de ne pas monter sur la dernière pointe pour garder une chance d'attraper la dernière benne. Il faut dire que même si les difficultés techniques sont terminées, le sommet est encore loin et nous brassons pas mal dans la neige.
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| Ca brasse un peu avant le sommet |
Après une petite collation au sommet, nous donnons tout ce que nous avons et arrivons un peu avant 18h aux remontées. Grace au nombre important de touristes ce jour, la compagnie du mont blanc a fait tourner les bennes plus tard et c'est un peu fourbus mais heureux que nous redescendons en dix minutes à Chamonix.
Quelle belle journée !!


